DYNAMITE N°13
Interview Gig a la Benne

Pour cette fois, je vous propose une interview de David de GIG A LA BENNE, la seule liste tenue par un skin chez qui je commande ! Au fait, dernièrement, j’ai entendu dire que je cherchais à "coincer" les gens au travers des mes interviews, et ça n’a absolument jamais été le cas. Il est vrai que certaines questions vis à vis de Marc-Worst ou dans cette interview pourraient être perçues comme telles, mais c’est tout simplement que le résultat est plus intéressant qu’en posant des questions de type "comment fais-tu pour distribuer autant de bons groupes ?" !!! Les gens dont je n’apprécie pas le travail et/ou l’état d’esprit ne figureront pas dans Dynamite, c’est aussi simple que cela. Allez, c’est parti. Oi !

1/ Présentes-nous tes activités :
Une présentation rapide et simple vu que Gig a la Benne a pour unique activité pour le moment la distribution de productions (neuves) nationales et internationales en oi/punk et ska sur divers supports tels que les CD, LP, EP, K7 et fanzines. Ma liste compte à ce jour plus de 600 références et existe depuis 1995. Elle est disponible contre une enveloppe timbrée avec votre nom et adresse.

2/ Qu’est-ce qui t’as poussé à faire une liste de distro ?
A l’époque, en 1995, je faisais partie d’un label et comme nous pratiquions les échanges avec d’autres labels, tout naturellement une liste de distro a vu le jour. En étant l’unique responsable, voilà comment Gig A La Benne s’est crée. Ensuite, un an plus tard, j’ai quitté le label mais continué la liste. C’est un excellent moyen pour soutenir et essayer de dynamiser la scène, et ça élargit les contacts avec pas mal de monde.

3/ D’où vient le nom "Gig A La Benne" ?
Pour le nom, c’est un petit clin d'œil à une boutique parisienne des années 80, La Benne, qui vendait des skeuds. C’est un peu cette boutique qui m’a fait découvrir la oi et le punk alors j’ai voulu garder ce nom dans l’appellation de la liste. Et puis j’aimais bien l’état d’esprit de cette boutique, elle ne se prenait pas au sérieux, n’hésitait pas à délirer, et aujourd’hui en l’an 2000, ça manque un peu, voire beaucoup. Trop de groupes, labels, assos diverses, personnes s’observent, se critiquent, se tirent dans les pattes... où est l’unité dans tout çà ??!! Trop de politique et de médisance nuisent à un véritable essor du mouvement.

4/ Beaucoup de listes ou fanzines deviennent labels, toi tu as fait l’inverse, pourquoi ?
C’est la situation à l’époque qui a fait que çà s’est passé comme ça. Au départ, étant novice dans le fait de faire un label, on pensait pouvoir vendre toutes nos productions sans passer par des échanges. Mais très vite on s’est aperçus que ça prendrait plus de temps si on ne faisait pas d’échanges avec d’autres labels. Résultat on a fait une liste de distro histoire de récupérer plus rapidement de la thune afin de la réinvestir dans de nouvelles productions. Aujourd’hui, produire un groupe n’est pas une nécessité pour moi, la distro m’occupe déjà pas mal. En plus, il y a une multitude de "petits" labels en France (Bords de Seine ex-Crânes Blasés, Combat Rock, Like A Shot, No Co, Autonomy, Guilty, Coquenais, Les Troubadours du Chaos, Dirty Punk, Mass Prod, Morveux Prod, Rural Musik et j’en oublie !!... Dynamite par exemple !!).

5/ L’éventail "politique" des labels que tu distribue va de Profane Existence à Pure Impact, ça correspond à tes goûts, où c’est pour attirer un public assez large pour faire tourner ta liste ?
Bon déja j’aime pas trop ce terme "éventail politique" car ça laisse supposer que je propose aussi bien de l’anarcho-punk que du RAC sur ma liste, ce qui est faux et tu le sais pertinemment, car autrement je doute que tu continuerais à me faire des commandes. Maintenant, pour le choix des labels, ça correspond à mes goûts, à savoir essentiellement des labels oi/streetpunk et ska et très très peu de labels punk-rock et hardcore. Quant à m’attirer un public plus large, ça ne m’intéresse aucunement. Enfin, pour en revenir aux 2 labels que tu cites, distribuer Profane Existence est un bien grand mot quand tu vois que j’ai seulement une prod du label, à savoir un EP de Defiance, sur plus de 600 références!! Quant à Pure Impact, c’est un très bon label de oi music, des prods comme Ruin Bois, Section 5, Hoolies, Retaliator, Headcase ou Red White&Blue le confirment. (NDY : très bon label qui distribue quand même une grosse quantité de groupes RAC. Et sur leur site, ils proposent 5 liens vers des labels, 4 d’entre eux sont des labels RAC, définis comme tels). Attention, pas de lynchage hâtif sur ce dernier groupe au vu du nom et du titre de l’album (Patriotic Glory), ils sont juste patriotes, comme bon nombre d’américains. Au fait, ne serait-ce pas un drapeau US que ce serait fait tatouer une keuponne des Devotchkas sur son épaule ? (NDY : Possible, je n’ai pas vérifié ! Les Devotchkas ne sont de toute façon pas pour moi un modèle de cohérence). Et ne me dis pas que c’est pas pareil, car quand tu es skin et que tu portes le drapeau français sur ton bomber, tu es directement catalogué de faf!!! Sinon, si pour Pure Impact, tu faisais allusion au CD de Bagadou Stourm (son seul dérapage je vais dire, (NDY : Tu n’oublierais pas Les Vilains ?) bien que je sache que beaucoup diront un de trop, mais c’est aussi très facile de critiquer quand on ne fait rien!!) groupe RAC breton, tu peux constater que je ne le distribue pas. Et je ne distribue aucun label ouvertement RAC, à savoir un label qui ne sort que ce type de prods.

6/ Quelle est ton opinion face aux distros qui sous couvert d’apolitisme n’hésitent pas à distribuer des groupes ouvertement RAC, voire un groupe sorti sur Rebelles Européens ?
Si je ne me trompe pas, tu as l’air de faire référence aux Bords de Seine dans ta question. Mon opinion la-dessus, je ne suis pas d’accord vu que moi personnellement j’essaie de ne pas distribuer de labels ouvertement RAC. Maintenant, il faut que les personnes sachent que pour un distributeur, quand il prend en dépôt un article, il peut le demander au label, mais également soit au groupe ou a un intermédiaire, alors si ces deux derniers te cachent certains détails sur la référence en question, te voilà berné. Alors arrêtons de juger une personne sur une chose, plutôt sur la globalité (NDY : je pense que tu l’a compris, mais je préfère préciser : je ne dis pas que les Crânes Blasés sont des fafs, loin de la, je parle du fait d’en distribuer). Bords de Seine n’a aucun lien avec le RAC, je connais très bien les personnes, ce sont de très bons amis, et elles sont aux antipodes de cette scène, regardez leurs productions, les groupes qu’ils font jouer le 11/11, leur distro, (NDY : Justement, c’est là qu’on y trouve Frakass, Evilskin, les compils du label faf Lugdunum...C’est la première liste punk/oi que je vois proposer ce genre de trucs que j’imaginais réservé à un autre underground dans lequel je me garde bien de mettre les pieds) je ne pense pas qu’un facho y trouve son bonheur. En plus, pour le groupe sorti sur Rebelles Européens, c’est un groupe de ska. (NDY : C’est une excuse ?) Et pour mémoire, les Klasse Kriminalle, groupe non-raciste, ont sorti un LP chez eux aussi. Et Rebelles Européens distribuait bien du Sham 69... Et toi que penses-tu des listes punk/street-punk qui envoient à un nombre très réduit de leurs clients leur liste additive RAC ?? (NDY : Malheureusement, leurs responsables n’ont jamais eu l’idée de me les envoyer ! J’apprécierai sûrement !)

7/ Tu proposes beaucoup de prods étrangères, est-ce que les rapports avec les labels étrangers sont différents de ceux des labels français ?
Non, ce n’est pas une question de rapport avec les labels français, d’ailleurs j’ai de très bons rapports avec tout les labels français que je distribue, c’est juste que les labels (et les productions) étrangers sont au moins sont au moins 10 à 15 fois plus importants que chez nous. Un label comme Knock-Out a déjà sorti plus de 120 productions !!! En France, le plus gros label doit être ou Combat Rock ou Dialektik avec quoi, 40-50 productions, donc tu comprends aisément pourquoi une bonne partie des prods que je distribue sont étrangères. Des pays comme l’Allemagne, Les USA ou l’Espagne ont des scènes énormes avec un public qui répond présent, des labels, des zines, des concerts en pagaille. Ca ne tient qu’à nous d’inverser la tendance mais en sommes-nous capables ??! Moi j’en doute actuellement.

8/ Quels sont les disques qu’on t’as demandé le plus dernièrement ? Combien d’exemplaires vendus ?
Alors en CD, c’est surtout les Casualties et les Templars, en LP, Décibelios, Guttersnipe et Loikaemie, et en EP, les derniers Los Fastidios, On File et One Way System, les 3 EP de chez Guilty, et le Ultima Thulé. Niveau exemplaires, ça va de 10 à 25-30 en général.

9/ Combien de commandes reçois-tu par mois en moyenne ?
Argh !! La vache de question qui devrait intéresser en plus certains concurrents (N’est-ce pas, Nico, Bruce & Stéphanie!!!). Allez, en moyenne, ça doit représenter 40 - 50 commandes par mois mais il faut voir que quand une nouvelle liste sort, ça monte tout de suite et très vite...

10/ Que penses-tu des prix collectors ? Pour moi, une version originale d’un disque ultra-connu ne vaut pas beaucoup plus cher qu’une version repressée. Ne trouves-tu pas paradoxal qu’un skeud puisse devenir un objet de collection ?
Pour les collectors et leurs prix démesurés, c’est un peu regrettable, car à la base, ces skeuds n’étaient pas faits dans ce but. Ensuite, c’est l’offre et la demande, si il y a des personnes prêtes à claquer une journée de salaire, voire plus dans un skeud, c’est leur choix. Et je comprends tout à fait que ces mêmes personnes préfèrent un pressage original à un repressage. Quand à trouver paradoxal qu’un skeud puisse devenir un objet de collection, non pas du tout. Pourquoi un timbre ou un soldat de plomb auraient plus le droit d’être collectionnés qu’un vynil ? L’année de sortie du skeud, le label, le tirage, le numérotage, la couleur du vynil, de la pochette, son état, le nombre de repressages, les test-pressing, autant de critères qui font qu’un vynil est bel et bien un objet de collection. Allez, tiens, je fais la nique aux collectors, vend un EP ultra-rare d’un groupe ultra-fantôme à un prix ultra-bas, vous l’aurez tous reconnu, c’est celui de Paris(ultra) Violence "Humeurs noires" pour la modique somme de 15 francs... désolé Youenn mais fallait pas l’inviter Flavien.

11/ Qu’est-ce qui t’as fait devenir skinhead ? Est-ce que tu t’imagines encore skinhead à 40 ans ?
Au début, je suis devenu skinhead un peu pour toute l’imagerie qui en découlait, le coté provo, le look agressif, la musique violente, les paroles rentre-dedans, le fait de sortir de la norme, s’identifier à autre chose. Puis ensuite j’ai appris à assimiler toutes les valeurs, toute la culture car culture il y a du mouvement skinhead, se rassembler autour d’un certain mode de vie basé sur l’amitié, la fidélité, assurer le look, bouger aux concerts, faire la fête et un certain état d’esprit, fier de ses origines et de sa condition sociale, ne pas se laisser entraîner par la société de consommation, refuser tout compromis avec le patronat, les politiciens, l’Etat et les keufs. Quand tu es neuski, c’est 7j/7, 24h/24, c’est pas un délire juste bon pour le week-end histoire de faire chier ses parents ou faire peur aux passants. Nous on vit notre Way of Life à fond. D’ailleurs, skinhead à 40 ans, je l’espère bien, tout est dans la tête, et puis quand tu es vraiment neuski, c’est pour la vie!! Ca peut paraître con à dire comme ça mais quand tu es réellement impliqué dans ce mouvement, c’est très dur de décrocher.

12/ Tu dis "ne pas se laisser entraîner par la société de consommation" mais il y a quand même chez les skins un culte de la marque très poussé, assez proche des gosses de banlieues qui doivent porter telles ou telles marques pour se sentir exister. Ton avis la-dessus ?
On peut effectivement dire que chez les skins il y a un culte de la marque car Ben Shermann, Fred Perry, la Donkey, le bomber, les Docs, Lonsdale, etc, sont autant de signes de reconnaissance pour nous les skins. C’est notre identité vestimentaire que l’on porte tout les jours, que ce soit au taf, ou dans la rue, et çà nous permet de nous reconnaître quand on se croise. A la base, bon nombre de ces marques étaient portées par les prolos anglais car les prix étaient raisonnables, et cela bien avant l’apparition de la oi. Les chemises Ben Shermann étaient portées par les éboueurs, la Donkey Jacket par les dockers, les docs par les ouvriers... C’est ce coté très working class qui a été repris par les skinheads issus du même milieu et fiers de leurs origines, celles de la classe prolétaire. Ensuite, d’autres marques sont venues s’ajouter, mais avec toujours comme principal atout de la marque une qualité et une résistance certaine. D’où le bomber, les Fred Perry... Quand tu traînes tout les jours dans la rue, mieux vaut avoir des fringues solides (docs=This boots are made for walking). Hélas aujourd’hui le prix de ces mêmes marques a doublé voire triplé. C’est l’époque du business, de l’argent, et même le milieu de la oi est touché par cette saloperie de course à l’argent. Quand tu sais par exemple que cette année en novembre au rallye scooteriste de Chaville (78) il n’y aura qu’un seul stand de fringues, car l’année dernière, 2 boutiques, une parisienne (le London) et une de province (Moonstomp, de Pau) y avaient leurs stands respectifs mais pas les mêmes prix sur les mêmes produits, et ça n’a pas plus à une boutique, la plus chère bien sûr. Résultat, cette année, seule une boutique aura son stand car la seconde a tout simplement été évincée, je vous laisse deviner laquelle... Maintenant, quand je dis "ne pas se laisser entraîner par la société de consommation", c’est ne pas tomber dans les pièges que t’offrent les pubs attractives ou les crédits à la consommation. Bon nombre de ménages français s’endettent au-delà du raisonnable car bon nombre d’organismes de crédit sont prêts à bidouiller les chiffres concernant les dépenses et recettes du ménage pour que le crédit passe et que le seuil d’endettement ne soit pas franchi. Moi ça me fous les boules quand je vois un ménage acheter une télé à crédit. OK pour un crédit sur une maison ou une caisse mais pas sur ce type de produit. T’as pas les thunes, et bien tu attends 6 mois histoire d’économiser et tu achètes ta télé comptant. Rien que de voir les taux de certains organismes de crédit, voire certaines banques, ça me fait gerber.

13/ "Amitié, fête, picole", ça ne te semble pas un peu léger pour caractériser un mouvement ? Auquel cas il y aurait plein de gens qui seraient skin sans le savoir.
Non, ce n’est pas léger. Bien sûr, pour assurer la continuité du mouvement, il faut aussi se bouger le cul en faisant des groupes, des zines, des labels, des concerts, des distros... Mais sinon c’est quoi un skin, un putain de voyou bagarreur qui aime faire la fête et se saouler avec ses potes. Rien de plus, rien de moins, n’en déplaise à certains qui voudraient nous rendre "corrects". Rien qu’avec notre look, on est pas "correct" pour 99% des gens, suffit de faire comment on te mate dans la rue. Maintenant, ce qui nous différencies des autres qui sortent pour se défoncer, nous on a une culture, on la revendique, on la cultive et on en est fier!! Le mouvement skin existe depuis 69, il a traversé les décennies malgré les préjugés et les attaques des médias, les embrouilles avec les keufs et nos ennemis, et rien que pour çà, chaque skin peut être fier et marcher la tête haute.

14/ Ton avis sur la scène RASH dont on entend pas mal parler en ce moment ?
Je vais faire court car justement on en parle trop!! A politiser à outrance un mouvement qui à la base était uniquement musical, ils vont le tuer. La politique n’a pas sa place dans un concert et dans la scène skinhead. Et puis un skin qui se dit anarchiste, ça ne s’appelle pas un punk !?! A l’inverse des punks qui eux rejettent la société (anarchie, no future), pour les skins, c’est la société qui les rejettent. On est trop "not fashion", trop voyou, branleur, tape à l'œil, buveur, bagarreur...

15/ Dans l’interview que tu avais accordé à l’Echo dé Foufleurs, tu disais te foutre de la politique, et plus loin, tu disais qu’être working class, c’était lutter pour améliorer ses conditions de vie et de travail, par exemple rejeter la loi Aubry en tant que recul social. Pour moi, c’est justement ça la politique...
Tout dépend de la définition que tu donnes au mot politique. Pour moi, et c’est peut-être simplet comme point de vue, mais quand je dis que je me fous de la politique, c’est que je me fous des partis, la gauche, la droite, l'extrême-gauche, l'extrême-droite, les verts, les rouges... Par contre, de par ma vie dans la société, j’ai des convictions économiques, sociales et autre mais sans que cela soit rattaché à une quelconque directive d’un parti. Working class je le suis. Travaillant chez France Telecom, entreprise où les revendications sociales sont nombreuses de part les conditions de travail qui se dégradent, les restructurations/redéploiements en masse, l’ouverture du capital, l’arrivée de la concurrence et ses conséquences : l’extension des plages horaires pour le personnel, la banalisation du travail le samedi, voire le dimanche, l’augmentation des compétences professionnelles mais pas de reconnaissance financière, les pressions/menaces des dirigeants sur tout le personnel pour un meilleur rendement, les 35H, la diminution des effectifs, toutes ces choses font que je suis obligatoirement sensible à mes conditions de vie et de travail et que j’essaye de lutter pour rejeter certaines pratiques. Le patronat ne pense qu’aux bénéfices des entreprises, mais pas aux besoins du personnel L’ouvrier n’est qu’un pion et sa considération en tant qu’être humain est minimisé pour ne pas dire annihilé. Supportez ceux qui vous supportent et non ceux qui vous exploitent, voilà ma façon de penser et d’agir.

16/ A ton avis, qu’est-ce qui manque le plus en France dans la scène skin et punk ?
Que ce soit chez les skins ou chez les punks, c’est assurément le manque d’intérêt de la jeunesse d’aujourd’hui pour ces mouvements. Tu rajoutes à ça le manque de structures pour organiser des concerts ou juste pour un groupe de pouvoir répéter, et dans très peu de temps, on ne sera plus qu’une poignée de vieux irréductibles skins & punks contre toutes ces hordes de techno-ravers amphétaminés!!

17/ Ecoutes-tu autre chose que de la oi, du punk et du ska ?
Au risque de paraître limité comme garçon, non.

18/ Projets, anecdotes, mot de la fin, message au monde entier...
Juste merci pour l’interview Yanic.

Et maintenant, que vais-je lire ?
Scene-report Paris + Bretagne
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