Pour
cette fois, je vous propose une interview de David de
GIG A LA BENNE, la seule liste tenue par un skin chez
qui je commande ! Au fait, dernièrement, j’ai entendu
dire que je cherchais à "coincer" les gens au travers
des mes interviews, et ça n’a absolument jamais été le
cas. Il est vrai que certaines questions vis à vis de
Marc-Worst ou dans cette interview pourraient être perçues
comme telles, mais c’est tout simplement que le résultat
est plus intéressant qu’en posant des questions de type
"comment fais-tu pour distribuer autant de bons groupes
?" !!! Les gens dont je n’apprécie pas le travail et/ou
l’état d’esprit ne figureront pas dans Dynamite, c’est
aussi simple que cela. Allez, c’est parti. Oi !
1/
Présentes-nous tes activités :
Une présentation rapide et simple vu que Gig a la Benne
a pour unique activité pour le moment la distribution
de productions (neuves) nationales et internationales
en oi/punk et ska sur divers supports tels que les CD,
LP, EP, K7 et fanzines. Ma liste compte à ce jour plus
de 600 références et existe depuis 1995. Elle est disponible
contre une enveloppe timbrée avec votre nom et adresse.
2/
Qu’est-ce qui t’as poussé à faire une liste de distro
?
A l’époque, en 1995, je faisais partie d’un label
et comme nous pratiquions les échanges avec d’autres
labels, tout naturellement une liste de distro a vu
le jour. En étant l’unique responsable, voilà comment
Gig A La Benne s’est crée. Ensuite, un an plus tard,
j’ai quitté le label mais continué la liste. C’est un
excellent moyen pour soutenir et essayer de dynamiser
la scène, et ça élargit les contacts avec pas mal de
monde.
3/
D’où vient le nom "Gig A La Benne" ?
Pour le nom, c’est un petit clin d'œil à une boutique
parisienne des années 80, La Benne, qui vendait des
skeuds. C’est un peu cette boutique qui m’a fait découvrir
la oi et le punk alors j’ai voulu garder ce nom dans
l’appellation de la liste. Et puis j’aimais bien l’état
d’esprit de cette boutique, elle ne se prenait pas au
sérieux, n’hésitait pas à délirer, et aujourd’hui en
l’an 2000, ça manque un peu, voire beaucoup. Trop de
groupes, labels, assos diverses, personnes s’observent,
se critiquent, se tirent dans les pattes... où est l’unité
dans tout çà ??!! Trop de politique et de médisance
nuisent à un véritable essor du mouvement.
4/
Beaucoup de listes ou fanzines deviennent labels, toi
tu as fait l’inverse, pourquoi ?
C’est la situation à l’époque qui a fait que çà
s’est passé comme ça. Au départ, étant novice dans le
fait de faire un label, on pensait pouvoir vendre toutes
nos productions sans passer par des échanges. Mais très
vite on s’est aperçus que ça prendrait plus de temps
si on ne faisait pas d’échanges avec d’autres labels.
Résultat on a fait une liste de distro histoire de récupérer
plus rapidement de la thune afin de la réinvestir dans
de nouvelles productions. Aujourd’hui, produire un groupe
n’est pas une nécessité pour moi, la distro m’occupe
déjà pas mal. En plus, il y a une multitude de "petits"
labels en France (Bords de Seine ex-Crânes Blasés, Combat
Rock, Like A Shot, No Co, Autonomy, Guilty, Coquenais,
Les Troubadours du Chaos, Dirty Punk, Mass Prod, Morveux
Prod, Rural Musik et j’en oublie !!... Dynamite par
exemple !!).
5/
L’éventail "politique" des labels que tu distribue va
de Profane Existence à Pure Impact, ça correspond à
tes goûts, où c’est pour attirer un public assez large
pour faire tourner ta liste ?
Bon déja j’aime pas trop ce terme "éventail politique"
car ça laisse supposer que je propose aussi bien de
l’anarcho-punk que du RAC sur ma liste, ce qui est faux
et tu le sais pertinemment, car autrement je doute que
tu continuerais à me faire des commandes. Maintenant,
pour le choix des labels, ça correspond à mes goûts,
à savoir essentiellement des labels oi/streetpunk et
ska et très très peu de labels punk-rock et hardcore.
Quant à m’attirer un public plus large, ça ne m’intéresse
aucunement. Enfin, pour en revenir aux 2 labels que
tu cites, distribuer Profane Existence est un bien grand
mot quand tu vois que j’ai seulement une prod du label,
à savoir un EP de Defiance, sur plus de 600 références!!
Quant à Pure Impact, c’est un très bon label de oi music,
des prods comme Ruin Bois, Section 5, Hoolies, Retaliator,
Headcase ou Red White&Blue le confirment. (NDY :
très bon label qui distribue quand même une grosse quantité
de groupes RAC. Et sur leur site, ils proposent 5 liens
vers des labels, 4 d’entre eux sont des labels RAC,
définis comme tels). Attention, pas de lynchage
hâtif sur ce dernier groupe au vu du nom et du titre
de l’album (Patriotic Glory), ils sont juste patriotes,
comme bon nombre d’américains. Au fait, ne serait-ce
pas un drapeau US que ce serait fait tatouer une keuponne
des Devotchkas sur son épaule ? (NDY : Possible,
je n’ai pas vérifié ! Les Devotchkas ne sont de toute
façon pas pour moi un modèle de cohérence). Et ne
me dis pas que c’est pas pareil, car quand tu es skin
et que tu portes le drapeau français sur ton bomber,
tu es directement catalogué de faf!!! Sinon, si pour
Pure Impact, tu faisais allusion au CD de Bagadou Stourm
(son seul dérapage je vais dire, (NDY : Tu n’oublierais
pas Les Vilains ?) bien que je sache que beaucoup
diront un de trop, mais c’est aussi très facile de critiquer
quand on ne fait rien!!) groupe RAC breton, tu peux
constater que je ne le distribue pas. Et je ne distribue
aucun label ouvertement RAC, à savoir un label qui ne
sort que ce type de prods.
6/
Quelle est ton opinion face aux distros qui sous couvert
d’apolitisme n’hésitent pas à distribuer des groupes
ouvertement RAC, voire un groupe sorti sur Rebelles
Européens ?
Si je ne me trompe pas, tu as l’air de faire référence
aux Bords de Seine dans ta question. Mon opinion la-dessus,
je ne suis pas d’accord vu que moi personnellement j’essaie
de ne pas distribuer de labels ouvertement RAC. Maintenant,
il faut que les personnes sachent que pour un distributeur,
quand il prend en dépôt un article, il peut le demander
au label, mais également soit au groupe ou a un intermédiaire,
alors si ces deux derniers te cachent certains détails
sur la référence en question, te voilà berné. Alors
arrêtons de juger une personne sur une chose, plutôt
sur la globalité (NDY : je pense que tu l’a compris,
mais je préfère préciser : je ne dis pas que les Crânes
Blasés sont des fafs, loin de la, je parle du fait d’en
distribuer). Bords de Seine n’a aucun lien avec
le RAC, je connais très bien les personnes, ce sont
de très bons amis, et elles sont aux antipodes de cette
scène, regardez leurs productions, les groupes qu’ils
font jouer le 11/11, leur distro, (NDY : Justement,
c’est là qu’on y trouve Frakass, Evilskin, les compils
du label faf Lugdunum...C’est la première liste punk/oi
que je vois proposer ce genre de trucs que j’imaginais
réservé à un autre underground dans lequel je me garde
bien de mettre les pieds) je ne pense pas qu’un
facho y trouve son bonheur. En plus, pour le groupe
sorti sur Rebelles Européens, c’est un groupe de ska.
(NDY : C’est une excuse ?) Et pour mémoire, les
Klasse Kriminalle, groupe non-raciste, ont sorti un
LP chez eux aussi. Et Rebelles Européens distribuait
bien du Sham 69... Et toi que penses-tu des listes punk/street-punk
qui envoient à un nombre très réduit de leurs clients
leur liste additive RAC ?? (NDY : Malheureusement,
leurs responsables n’ont jamais eu l’idée de me les
envoyer ! J’apprécierai sûrement !)
7/
Tu proposes beaucoup de prods étrangères, est-ce
que les rapports avec les labels étrangers sont différents
de ceux des labels français ?
Non, ce n’est pas une question de rapport avec les
labels français, d’ailleurs j’ai de très bons rapports
avec tout les labels français que je distribue, c’est
juste que les labels (et les productions) étrangers
sont au moins sont au moins 10 à 15 fois plus importants
que chez nous. Un label comme Knock-Out a déjà sorti
plus de 120 productions !!! En France, le plus gros
label doit être ou Combat Rock ou Dialektik avec quoi,
40-50 productions, donc tu comprends aisément pourquoi
une bonne partie des prods que je distribue sont étrangères.
Des pays comme l’Allemagne, Les USA ou l’Espagne ont
des scènes énormes avec un public qui répond présent,
des labels, des zines, des concerts en pagaille. Ca
ne tient qu’à nous d’inverser la tendance mais en sommes-nous
capables ??! Moi j’en doute actuellement.
8/
Quels sont les disques qu’on t’as demandé le plus dernièrement
? Combien d’exemplaires vendus ?
Alors en CD, c’est surtout les Casualties et les
Templars, en LP, Décibelios, Guttersnipe et Loikaemie,
et en EP, les derniers Los Fastidios, On File et One
Way System, les 3 EP de chez Guilty, et le Ultima Thulé.
Niveau exemplaires, ça va de 10 à 25-30 en général.
9/
Combien de commandes reçois-tu par mois en moyenne ?
Argh !! La vache de question qui devrait intéresser
en plus certains concurrents (N’est-ce pas, Nico, Bruce
& Stéphanie!!!). Allez, en moyenne, ça doit représenter
40 - 50 commandes par mois mais il faut voir que quand
une nouvelle liste sort, ça monte tout de suite et très
vite...
10/
Que penses-tu des prix collectors ? Pour moi, une version
originale d’un disque ultra-connu ne vaut pas beaucoup
plus cher qu’une version repressée. Ne trouves-tu pas
paradoxal qu’un skeud puisse devenir un objet de collection
?
Pour les collectors et leurs prix démesurés, c’est un
peu regrettable, car à la base, ces skeuds n’étaient
pas faits dans ce but. Ensuite, c’est l’offre et la
demande, si il y a des personnes prêtes à claquer une
journée de salaire, voire plus dans un skeud, c’est
leur choix. Et je comprends tout à fait que ces mêmes
personnes préfèrent un pressage original à un repressage.
Quand à trouver paradoxal qu’un skeud puisse devenir
un objet de collection, non pas du tout. Pourquoi un
timbre ou un soldat de plomb auraient plus le droit
d’être collectionnés qu’un vynil ? L’année de sortie
du skeud, le label, le tirage, le numérotage, la couleur
du vynil, de la pochette, son état, le nombre de repressages,
les test-pressing, autant de critères qui font qu’un
vynil est bel et bien un objet de collection. Allez,
tiens, je fais la nique aux collectors, vend un EP ultra-rare
d’un groupe ultra-fantôme à un prix ultra-bas, vous
l’aurez tous reconnu, c’est celui de Paris(ultra) Violence
"Humeurs noires" pour la modique somme de 15 francs...
désolé Youenn mais fallait pas l’inviter Flavien.
11/
Qu’est-ce qui t’as fait devenir skinhead ? Est-ce que
tu t’imagines encore skinhead à 40 ans ?
Au début, je suis devenu skinhead un peu pour toute
l’imagerie qui en découlait, le coté provo, le look
agressif, la musique violente, les paroles rentre-dedans,
le fait de sortir de la norme, s’identifier à autre
chose. Puis ensuite j’ai appris à assimiler toutes les
valeurs, toute la culture car culture il y a du mouvement
skinhead, se rassembler autour d’un certain mode de
vie basé sur l’amitié, la fidélité, assurer le look,
bouger aux concerts, faire la fête et un certain état
d’esprit, fier de ses origines et de sa condition sociale,
ne pas se laisser entraîner par la société de consommation,
refuser tout compromis avec le patronat, les politiciens,
l’Etat et les keufs. Quand tu es neuski, c’est 7j/7,
24h/24, c’est pas un délire juste bon pour le week-end
histoire de faire chier ses parents ou faire peur aux
passants. Nous on vit notre Way of Life à fond. D’ailleurs,
skinhead à 40 ans, je l’espère bien, tout est dans la
tête, et puis quand tu es vraiment neuski, c’est pour
la vie!! Ca peut paraître con à dire comme ça mais quand
tu es réellement impliqué dans ce mouvement, c’est très
dur de décrocher.
12/
Tu dis "ne pas se laisser entraîner par la société de
consommation" mais il y a quand même chez les skins
un culte de la marque très poussé, assez proche des
gosses de banlieues qui doivent porter telles ou telles
marques pour se sentir exister. Ton avis la-dessus ?
On peut effectivement dire que chez les skins il y a
un culte de la marque car Ben Shermann, Fred Perry,
la Donkey, le bomber, les Docs, Lonsdale, etc, sont
autant de signes de reconnaissance pour nous les skins.
C’est notre identité vestimentaire que l’on porte tout
les jours, que ce soit au taf, ou dans la rue, et çà
nous permet de nous reconnaître quand on se croise.
A la base, bon nombre de ces marques étaient portées
par les prolos anglais car les prix étaient raisonnables,
et cela bien avant l’apparition de la oi. Les chemises
Ben Shermann étaient portées par les éboueurs, la Donkey
Jacket par les dockers, les docs par les ouvriers...
C’est ce coté très working class qui a été repris par
les skinheads issus du même milieu et fiers de leurs
origines, celles de la classe prolétaire. Ensuite, d’autres
marques sont venues s’ajouter, mais avec toujours comme
principal atout de la marque une qualité et une résistance
certaine. D’où le bomber, les Fred Perry... Quand tu
traînes tout les jours dans la rue, mieux vaut avoir
des fringues solides (docs=This boots are made for walking).
Hélas aujourd’hui le prix de ces mêmes marques a doublé
voire triplé. C’est l’époque du business, de l’argent,
et même le milieu de la oi est touché par cette saloperie
de course à l’argent. Quand tu sais par exemple que
cette année en novembre au rallye scooteriste de Chaville
(78) il n’y aura qu’un seul stand de fringues, car l’année
dernière, 2 boutiques, une parisienne (le London) et
une de province (Moonstomp, de Pau) y avaient leurs
stands respectifs mais pas les mêmes prix sur les mêmes
produits, et ça n’a pas plus à une boutique, la plus
chère bien sûr. Résultat, cette année, seule une boutique
aura son stand car la seconde a tout simplement été
évincée, je vous laisse deviner laquelle... Maintenant,
quand je dis "ne pas se laisser entraîner par la société
de consommation", c’est ne pas tomber dans les pièges
que t’offrent les pubs attractives ou les crédits à
la consommation. Bon nombre de ménages français s’endettent
au-delà du raisonnable car bon nombre d’organismes de
crédit sont prêts à bidouiller les chiffres concernant
les dépenses et recettes du ménage pour que le crédit
passe et que le seuil d’endettement ne soit pas franchi.
Moi ça me fous les boules quand je vois un ménage acheter
une télé à crédit. OK pour un crédit sur une maison
ou une caisse mais pas sur ce type de produit. T’as
pas les thunes, et bien tu attends 6 mois histoire d’économiser
et tu achètes ta télé comptant. Rien que de voir les
taux de certains organismes de crédit, voire certaines
banques, ça me fait gerber.
13/
"Amitié, fête, picole", ça ne te semble pas un peu léger
pour caractériser un mouvement ? Auquel cas il y aurait
plein de gens qui seraient skin sans le savoir.
Non, ce n’est pas léger. Bien sûr, pour assurer
la continuité du mouvement, il faut aussi se bouger
le cul en faisant des groupes, des zines, des labels,
des concerts, des distros... Mais sinon c’est quoi un
skin, un putain de voyou bagarreur qui aime faire la
fête et se saouler avec ses potes. Rien de plus, rien
de moins, n’en déplaise à certains qui voudraient nous
rendre "corrects". Rien qu’avec notre look, on est pas
"correct" pour 99% des gens, suffit de faire comment
on te mate dans la rue. Maintenant, ce qui nous différencies
des autres qui sortent pour se défoncer, nous on a une
culture, on la revendique, on la cultive et on en est
fier!! Le mouvement skin existe depuis 69, il a traversé
les décennies malgré les préjugés et les attaques des
médias, les embrouilles avec les keufs et nos ennemis,
et rien que pour çà, chaque skin peut être fier et marcher
la tête haute.
14/
Ton avis sur la scène RASH dont on entend pas mal parler
en ce moment ?
Je vais faire court car justement on en parle trop!!
A politiser à outrance un mouvement qui à la base était
uniquement musical, ils vont le tuer. La politique n’a
pas sa place dans un concert et dans la scène skinhead.
Et puis un skin qui se dit anarchiste, ça ne s’appelle
pas un punk !?! A l’inverse des punks qui eux rejettent
la société (anarchie, no future), pour les skins, c’est
la société qui les rejettent. On est trop "not fashion",
trop voyou, branleur, tape à l'œil, buveur, bagarreur...
15/
Dans l’interview que tu avais accordé à l’Echo dé Foufleurs,
tu disais te foutre de la politique, et plus loin, tu
disais qu’être working class, c’était lutter pour améliorer
ses conditions de vie et de travail, par exemple rejeter
la loi Aubry en tant que recul social. Pour moi, c’est
justement ça la politique...
Tout dépend de la définition que tu donnes au mot
politique. Pour moi, et c’est peut-être simplet comme
point de vue, mais quand je dis que je me fous de la
politique, c’est que je me fous des partis, la gauche,
la droite, l'extrême-gauche, l'extrême-droite, les verts,
les rouges... Par contre, de par ma vie dans la société,
j’ai des convictions économiques, sociales et autre
mais sans que cela soit rattaché à une quelconque directive
d’un parti. Working class je le suis. Travaillant chez
France Telecom, entreprise où les revendications sociales
sont nombreuses de part les conditions de travail qui
se dégradent, les restructurations/redéploiements en
masse, l’ouverture du capital, l’arrivée de la concurrence
et ses conséquences : l’extension des plages horaires
pour le personnel, la banalisation du travail le samedi,
voire le dimanche, l’augmentation des compétences professionnelles
mais pas de reconnaissance financière, les pressions/menaces
des dirigeants sur tout le personnel pour un meilleur
rendement, les 35H, la diminution des effectifs, toutes
ces choses font que je suis obligatoirement sensible
à mes conditions de vie et de travail et que j’essaye
de lutter pour rejeter certaines pratiques. Le patronat
ne pense qu’aux bénéfices des entreprises, mais pas
aux besoins du personnel L’ouvrier n’est qu’un pion
et sa considération en tant qu’être humain est minimisé
pour ne pas dire annihilé. Supportez ceux qui vous supportent
et non ceux qui vous exploitent, voilà ma façon de penser
et d’agir.
16/
A ton avis, qu’est-ce qui manque le plus en France dans
la scène skin et punk ?
Que ce soit chez les skins ou chez les punks, c’est
assurément le manque d’intérêt de la jeunesse d’aujourd’hui
pour ces mouvements. Tu rajoutes à ça le manque de structures
pour organiser des concerts ou juste pour un groupe
de pouvoir répéter, et dans très peu de temps, on ne
sera plus qu’une poignée de vieux irréductibles skins
& punks contre toutes ces hordes de techno-ravers amphétaminés!!
17/
Ecoutes-tu autre chose que de la oi, du punk et du ska
?
Au risque de paraître limité comme garçon, non.
18/
Projets, anecdotes, mot de la fin, message au monde
entier...
Juste merci pour l’interview Yanic.
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