Le
20 septembre à Paris (Péniche Blues Café) : Devotchkas
- Tension - Bulldogs
Le
jeudi 21 septembre à St-Brieuc (Le Wagon) : Zero Tolerance
- TV Men - Lix Vivia Le samedi 23 septembre à Hennebont
: Zero Tolerance - Devotchkas - Bacchus Temple Addicts
-NCA - Les Zebres - Apple Crew
Pour affronter
l'automne dans les meilleures conditions, quoi de mieux
que quelques concerts de l’autre coté de la France ?
J'ai donc pris la route avec Antoine, (chanteur d'HIV
Positif) pour une mini-traversée de la France punk-rock,
Paris en étant la première étape pour le concert Bulldogs-Tension-Devotchkas.
Arrivé sur les lieux du concert, on retrouve Vinz-Ironix
(qui a paumé la moitié de sa thune en cours de route,
la poisse Ironix, quoi !) en grande discussion avec
les gars de Tension. On avait déjà discuté avec eux
l'année passée, et ces gars-là sont vraiment cools,
on voit qu'ils ne sont pas seulement là pour faire leur
set et retourner dans les loges. On rentre à l'intérieur
de la Péniche (Une vraie péniche, donc longue et très
étroite, avec une scène seulement surélevée de 20 cm)
pendant le set de Bulldogs, le temps de voir 3 morceaux
et de remonter au niveau du dessus. Sur scène, leur
grosse oi passe un peu mieux, puisqu'on ne comprend
pas les paroles, mais ne serait-ce que le morceau Traître
dédicacé à ceux qui n'aiment pas leurs morceaux, je
trouve çà assez risible. On est mieux en haut à discuter,
et même pas à picoler, car à 20 balles la bière, ça
calme les ardeurs ! On redescend pour Tension, toujours
aussi punk costaud, avec un gros son et des touches
Exploited persistantes. En tout cas, le groupe assure
bien. A un moment, un bateau traverse la Seine assez
rapidement et fait tanguer sérieusement notre péniche,
ce qui amuse terriblement le bassiste pendant qu'il
joue. Ils nous en reparleront d'ailleurs après le set.
Par contre, ce n'est sûrement pas avec les Devotchkas
que l'on aurait pu échanger des impressions. Les 4 nanas
sont vachement fermées et sont restées entre elles toute
la soirée. Probablement pas envie de se faire brancher
toute la soirée par des gros lourds, ce qui peut se
comprendre. Si on peut les comparer à des Casuettes,
ce sera donc plus pour la dégaine que pour la sympathie
avec le public. Niveau dégaine, c'est sûr qu'elles ont
de quoi se faire remarquer, avec leurs crêtes et leurs
tatouages, voire même grâce aux jambes de la chanteuse,
au vu du nombre de mecs qui l'ont prise en photo quasi
à genoux devant elle ! La scène assez basse arrange
bien la guitariste et la bassiste, sinon les crêtes
touchaient le plafond ! Le public semble apprécier leur
set, d'autant plus que leur zique est plus entraînante
que celle des Tension. Le public réagit vraiment bien
et pogotte en nombre, il est assez dur de s'approcher
de la scène pour faire quelques tofs. Personnellement,
j'en ai fait pas mal, il faut bien reconnaître que les
Devotchkas sont plus photogéniques que les Tension !
Leur set est assez court, et défile sans temps morts.
Mais ces nanas partagent visiblement avec Squad 96 le
goût des fins de concerts très abruptes. Refus catégorique
de faire un morceau supplémentaire, et puis de toutes
façons, la chanteuse a déjà fini sa bouteille d'eau,
alors... Notre fin de concert à nous aura également
été assez rapide, retour en métro quasi à jeun puis
dodo (Pour tout le monde, n'est-ce pas, Toto !). D'accord,
une soirée ne doit pas se résumer à picoler devant le
lieu du concert, mais devoir repartir peu de temps après
un concert pour cause de métro me laisse quand même
un peu l'impression d'avoir été "consommateur" d'un
concert, tout punk soit-il, et de reprendre un peu trop
vite un quotidien bien moins réjouissant.
Le
lendemain, c'est au fameux Wagon que se poursuivait
notre programme pour le concert Lix Vivia-TV Men-Zero
Tolerance. Depuis le temps qu'on en entendait parler,
ça fait quand même bien plaisir d'y mettre les pieds,
autant pour l'ambiance que pour la bière à 5 francs
! Lix Vivia attaque en premier, et j'ai plutôt bien
aimé leur crust-punk à deux chants, même si la voix
très grave du premier chanteur surprenait pas mal. Le
groupe a du interrompre un morceau à cause d'une baston...
entre chiens. Ce fut ensuite le tour des TV Men, toujours
trop rock n' roll pour moi, mais pour picoler, ça constitue
un fond sonore très agréable ! Et je ne dois pas être
le seul puisqu'il aura fallu pour redynamiser le public
que Laurent ex-Mass Murderers prenne le micro pour quelques
reprises enchaînées, entre autres les Collabos (Jean-Paul
de mes deux) et des Trotskids (Gueule d'enfer). Pour
Zero Tolerance, je n'en ai pas gardé grand souvenir,
ayant trop bien profité du cidre à 5 francs (avant de
prendre directement la bouteille, bien sûr). Je me souviens
juste que ça le faisait bien et que j'ai pogotté, mais
je serais bien incapable de vous en dire plus. (Çà,
c'est de la chronique instructive ! Si Dynamite n'était
pas gratuit, vous seriez en droit d'en exiger le remboursement
!). La fin de soirée correspond plus à ma définition
d'un bon concert, c'est à dire discussions plus ou moins
abouties selon l'état d'ébriété des interlocuteurs.
Pas très constructif mais j'arriverais difficilement
à m'en passer. En tout cas, une bonne et longue soirée,
et merci à Gaby pour l'hébergement improvisé. (A la
fin de cette soirée, j'aurais quand même réussi à paumer
mon appareil photo avec une pellicule terminée. Si je
pouvais en récupérer ne serait-ce que la pellicule,
je serais déjà bien content).
Passons
sur la journée et demi qui a suivie à Brest pour nous
retrouver au concert d'Hennebont, avec une affiche des
plus alléchantes. Les Hérétiques devaient jouer également
mais ont été annulés, et remplacés par un groupe hollandais,
que l'on a pas vu non plus (les remplaçants sont absents
!). A notre affiche personnelle s’est rajoutée la venue
surprise de Ben, le 3e lyonnais venu se perdre en terre
bretonne. Apple Crew, nouveau groupe de Yann-édf entame
le concert, mais je n'en ai vu que les 30 dernières
secondes pour cause de discussions à l'extérieur. Ensuite
ont joué les Zebres, groupe de ska-punk brestois avec
une trompette, qui ne semblait donc pas particulièrement
à sa place parmi le public punk, qui a en grande partie
choisi de ressortir picoler dehors. Ça a été mon cas,
et c'était d'autant plus intéressant qu'on pouvait assister
aux exhibitions anatomiques du Râleur viking. On re-rentre
pour NCA qui fait un bon set et fait bien bouger le
public, alternant anciens et nouveaux morceaux. Nico
me fait l'honneur (si si !) de me dédicacer le morceau
Loss Soul, et c'est comme par hasard sur ce morceau
que la pédale du batteur réclame son indépendance. L'effet
Dynamite, sûrement ! Le set sera interrompu une seconde
fois, le temps que 3 fafs tout juste arrivés se fassent
foutre dehors (pendant la reprise de Work together des
Oppressed). Du coup, ce break involontaire a fait retomber
un peu de l'effervescence pendant quelques minutes,
et le morceau More Beer for the Punks qui a suivi n'a
donc pas été le gros pogo que j'aurais imaginé. Ensuite
ont officié Bacchus Temple Addicts, comprenant le chanteur
et le bassiste des feu-Mass Murderers. C'est clairement
dans la même lignée, aussi speed et carré, mais je trouve
un peu comme pour les Mass le style un peu monolithique,
et des morceaux dont on retient finalement assez peu
sinon le set terminé. Zero Tolerance a ensuite pris
la relève, et ça a été une bonne claque. Leur punk est
assez entraînant, et enrichi par le chant de la bassiste.
Un groupe que j'apprécierais de voir encore plusieurs
fois. Pour les Devotchkas, vous pouvez vous reporter
à ce que j'en disais pour le concert de Paris, puisqu'elles
ont fait quasiment le même concert. Même play-list,
mais surtout même discours entre les morceaux, c'est
assez marrant. Leur set aura toutefois été aussi excellent
qu'à Paris, mais tout aussi court, probablement moins
de 40 minutes, toujours sans rappels, malgré la demande
insistante du public. Voilà ce que c'est que d'être
un jeune groupe ayant tout juste sorti un 45T et un
mini CD et de se retrouver au rang de stars à court
de morceaux ! La rapidité de leur set permettra donc
à Zero Tolerance de remonter sur scène faire quelques
morceaux pour le plaisir du public bien sûr, mais également
pour le leur, car ils semblent vraiment s'amuser à être
sur scène, le chanteur s'essayant parfois au français,
entre autres pour remercier le public. Une fois de plus,
un très bon concert en terre bretonne, avec du monde
qui se déplace de toute la Bretagne. Même si le style
musical est un peu différent, on verra 6 jours plus
tard Gilbert et ses Problèmes et Prohiber à Lyon devant
25 personnes. Dur...
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