DYNAMITE N°21
Chroniques zines

APATRIDE n°3 - 36p A4 - 2€ pc - Ebola, Urban Blight, Dynamite.
Ce nouveau n° débute plutôt mal avec une interview live d'Ebola, preuve que les interviews alcoolisées à 3h du matin de type alcoolisées, ça ne sert à rien. A ce stade, on se dit que l'interview d'un rat et d'un chien serait plus intéressant, et c'est justement ce que nous propose Aurélie dans l'interview d'après ("Apatride n'est pas de ces fanzines soi-disant antispécistes qui se permettent de parler au nom des animaux, Apatride va plus loin et les interroge directement"). J'aurais bien dit que cette interview était la plus intéressante s'il n'y avait pas eu celle d'Urban Blight, dont les propos sont toujours passionnants. La dernière étant celle de Dynamite, je m'abstiendrais de tout commentaire.
On retrouve également un scene-report du festival anti-raciste de Genève, Edition 2002. La rédaction d'Apatride a toujours eu une année de retard dans le scene-report de ce festival ! Au-delà de ses points de vue sur les groupes, on y apprend avec grand plaisir les à-côtés et les démêlés de la rédactrice avec le secteur hospitalier suisse ! Le reste est constitué d'assez nombreuses chroniques (+ 4 pages de bouche-trou sans intérêt), dont un certain nombre de chroniques de oi apo, certainement le seul fanzine de la mouvance anarcho à proposer des chroniques du genre, ce dont je ne vois vraiment pas l'intérêt. Par ailleurs, je comprends de plus en plus mal la définition du sexisme et de l'antisexisme de la rédactrice. Elle ne laisse rien passer dans ses chroniques (à juste titre) concernant les propos sexistes et phallocrates, mais utilise elle-même le terme de "punk couillu" et illustre le verso de son zine de la photo d'une très aguichante demoiselle. J'imagine pourtant très bien qu'elle aurait tapé fort de ses petits poings si c'était un mec qui avait choisi cette photo pour la couverture de son zine (et en augmenter ainsi les ventes de façon significative, héhé). A pas d'titre, BP 22, 31620 Bouloc.


AREDJE n° 39 - 10p A5 -
Aredje, la feuille d'infos de René Binamé et des Slugs s'était raréfiée ces dernières années, et c'est donc avec grand plaisir que j'ai reçu ce nouveau n° dans ma boite aux lettres. Ce n° a de plus de fortes vertus dépaysantes, car le journal azéguégué de Marcor est cette fois-ci constitué d'un long compte-rendu de la tournée de René Binamé au Québec (avec force détails et suivi palpitant des avatars podologues de l'auteur), et d'un autre sur le festival anti-raciste 2003 à Genève. La lecture en est des plus plaisantes. C'est également dans ce n° que l'on apprend la sortie du DVD de René Binamé, live enregistré au Québec, à un prix pas cher du tout. Cette feuille d'infos est également disponible sur leur site : www.aredje.net - Olivier Maniet, 55 rue des Ames, 7864 Deux-Acren, Belgique.


LES CAVES SE REBIFFENT #8 - 80p A4 - 1.40 € DE PORT - Filaments, On File, Unfit to Life, Warrior Kids, Operation S, Kidnap, Slaughter and the Dogs, Les Troubadours du Chaos…
Les Caves sortent de moins en moins souvent, mais par contre, le nombre de pages est de plus en plus important, et ça devient un exploit pour un zine gratuit ! Le zine commence par 4 pages de news, instructives, drôles, surprenantes, mais en tout cas pas banales. Niveau interview, ça commence plutôt mal avec Lourds 5, qui arrivent difficilement à parler d'autre chose que d'alcool. Ou alors peut-être est-ce voulu pour que le reste ne puisse aller qu'en s'améliorant ? Puisque c'est effectivement le cas avec les interviews de Filaments, les Troubadours du Chaos, Warrior Kids, Kidnap, etc… Au sommaire de ce n°, on retrouve également plusieurs pages de patchwork photos, et bien sûr une trentaine de pages de chroniques zique / zines / bouquins. Dans ces chroniques, les rédacteurs s'amusent à repérer à l'avance ce qui leur sera reproché dans ce n°. Personnellement, je n'y trouve pas grand-chose à redire (et pourtant, je suis assez doué pour ça !), si ce n'est la traditionnelle interview de groupe oi apo bien relou citée ci-dessus, et qui est visiblement malheureusement un passage obligé de chaque n°. Enfin, cette fois-ci, Skinkorps n'est pas cité plusieurs fois dans les réponses comme dans le n° précédent, c'est déjà un progrès. D'ailleurs, je remarque que si les rédacteurs ont la dent dure sur certaines tendances reds (uniquement lorsque le cas s'y prête, bien sûr, pas d'acharnement gratuit chez les Caves), les apos bénéficient eux par contre d'un traitement de faveur tout particulier qui m'énerve assez. Et après, ils font les outrés devant les propos de Skinflicks, comme s'il étaient les seuls à penser comme ça ! Mais après, il ne faudrait surtout pas réduire le zine à cet aspect, car le reste est très clair, loin d'être apo, complet varié, avec des interview bien menées, et de plus richement illustré, en bref un énorme et excellent boulot.
DO IT YOURSELF, LCSR, BP 135, 87004 Limoges Cedex 1.


EARQUAKE n°83 - 24p A5 - 3 timbres pc -
Avant même l'ouverture de ce n°, c'est le slogan qui ouvre la couverture de ce n° qui m'a interpellé : "ceci n'est pas un fanzine punk". Je me doute bien que la phrase est basée sur le célèbre "ceci n'est pas une pipe". Ce qui voudrait donc dire que Earquake est seulement une représentation de fanzine punk. Or, de par sa qualité, sa longévité et son intérêt constant. Earquake est justement un modèle de fanzine punk, et non une quelconque représentation, comme Punkrawk est une représentation de magazine punk. Ceci étant dit, intéressons-nous donc au contenu. L'interview de Trojan Horns m'est un peu passée au-dessus, mais celle d'Ensign est remarquable. L'autre moitié du zine est constituée de chroniques, ce qui pourra rebuter certains, mais moi j'y trouve mon bonheur, particulièrement sur les petites remarques acerbes de Fred. J'ai bien aimé "l'étiquette RASH aujourd'hui, c'est une nouvelle façon de faire du copinage". C'est vrai que le sommaire d'un zine red, on peut dans la plupart des cas deviner à l'avance quels seront les groupes et le photographe interviewé !
EARQUAKE n° 84 - 24 p A5 - 3 timbres pc -
Si la fréquence de sortie d'Earquake a largement baissé (autant que celle de Dynamite dans la même période, d'ailleurs), sa qualité reste heureusement la même. On retrouve au sommaire de celui-ci un très long entretien avec Stalag sur la scène punk au début des années 80, une interview avec Roots n' boots (oi, Malaisie), A Death for everysin (oi, Québec), et les habituelles nombreuses chroniques. Sur ce n°, Fred entame le zine avec un slogan à faire pâlir les P4 : "Only stupid bastards help Kronembourg". A moi donc de faire mieux : "only stupid bastards wear Fred Perry !" Oh oh, j'adore ! J'ai bien le goût d'en faire des T-shirts ! Fred LECA, 55 rue St-Jean, 88300 NEUFCHATEAU.


FORMIGA RAJA - 4p A4 - Total Chaos, Toy Dolls, Pisango Guevos
Cette feuille d'info punk espagnole est relativement atypique dans la forme, tout est un peu présenté à l'avenant, mais le contenu est assez conséquent : une page d'annonces et de contacts, ½ page de liste de distrib, une page de chroniques, et une page d'interviews, ces dernières ayant la particularité d'être très courtes (5 questions maximum) et illustrées curieusement (une photo du chanteur de Néophyte pour illustrer une interview de Total Chaos !). Autre particularité, sur les nombreux contacts de zines, les 2/3 sont des zines français, étonnant pour un zine espagnol ! Cette feuille est semble-t-il plutôt bien diffusée, ce qui est important pour ce genre de support. Formiga Roja, AC 33, Esparreguerra (BCN), Espagne - sergipm2002@mixmail.com


LEAN ON ME n°4.33 - 4p A4 - 1 timbre.
Quand se montera l'Internationale du Peuple contre l'Informatique, j'en connais déjà les deux premiers membres actifs, à savoir Human Disaster et Lean On Me, qui vient également de perdre le résultat de son travail dans les arcanes de l'informatique. L'auteur nous propose ici une des interviews qui étaient prévues dans le n° 5 (les interviews ayant pu être sauvées), accompagnées de chroniques qu'il réécrit au fur et à mesure. C'est donc Yann Boislève qui a l'honneur d'occuper la moitié de ce zine en kit. J'aime bien ses propos (et surtout ses multiples activités), mais je suis quand même plutôt d'accord avec l'avis de Greg sur l'argent qui doit quand même tourner un minimum dans la scène. Les chroniques axées punk, oi, ska complètent le tout et donnent une bonne petite lecture, bien condensée, pour occuper un bon moment. Lean On Me, BP 91, 79100 Thouars Cedex.


LET'S GO #1 - 20p A4 - 1,5 € pc - Hors-Contrôle, Cri d'Alerte, Skarface, Rudeboi, etc…
Même si le premier n° de ce zine ne se distingue pas particulièrement par son contenu, il a le charme des premiers travaux bien appliqués, comme le premier de la classe qui rédige son devoir de français, toutes les parties y sont, on saute des lignes, on souligne les titres en rouge et on respecte la marge de gauche. Et ici, effectivement, toutes les rubriques y sont, avec interviews, chroniques avec reproduction de pochettes, historique avec discographie, scene-report, sommaire, petit dessin, tout y est. Mais loin de moi l'idée de dévaloriser ce zine que je trouve très plaisant. D'ailleurs, j'ai noté un effort certain dans la réalisation des interviews, celles de Hors-Contrôle et Rude Boi sont les plus plaisantes à lire. Let's Go, 6 rue A. Vernes, 78120 RAMBOUILLET.


L'HEURE-TARD n° 41 - 36p A5 - 2 timbres
Lire l'Heure-Tard, c'est une sorte de dépaysement à toutes les pages. On y retrouve beaucoup de poésie, mais aussi au fil des pages un article sur Navigators de Ken Loach, des articles politiques (dont un texte sur l'anarchie écrit en 1913 par un auteur ougandais) et des chroniques musicales avec moins de punk que d'habitude, mais un peu quand même, même si là n'est pas le propos. En effet, ce n'est surtout pas car j' retrouve de temps en temps un nom de groupe qui sonne agréablement à mes oreilles que j'apprécie l'Heure-Tard, mais plutôt car je me retrouve en observateur curieux, délaissant souvent les pages de poésie pour mieux m'attarder sur les écrits personnels de l'auteur, notamment pour ce n°-ci celui sur la notion de temps et capitalisme, qui nécessite justement que l'on prenne le temps de s'y attarder (sur le texte, pas sur le capitalisme !). Si les choses un peu atypiques vous intéressent : Didier Trumeau, Chemin de Grandchamps, 18100 Vierzon.


MEANTIME n° 9 - 1.50 € - 28p A4 - 1.50 € - Stingers ATX, Do The Dog, Happy Hate Me Nots
Chaque nouveau n° de Meantime est l'occasion d'un bon et long moment de lecture. Ce n° commence par un long édito au pas de charge, Maz pousse de la voix contre un certain nombre de points qui le gonflent dans la scène actuelle, et nous fait part avec verve de son mécontentement. On pourrait d'ailleurs croire qu'il n'est toujours pas calmé quand il écrit ses scene-reports, car il y pas mal de coups de coudes qui partent en douce dans les côtes des uns et des autres, un vrai festival ! Ca se calme un peu par la suite dans les différents historiques et interviews, ainsi que les nombreuses chroniques variées et complètes qui terminent ce zine fort recommandable. La présence de l'auteur en interview dans ces pages me dispensera de faire plus long.


NO GOVERNMENT N° 48 - 26p A4 - 3 € pc - Dossiers forums internet, No Milk, Fat Wreck Europe, Bad Nasty.
Le sommaire de ce n° a la flatteuse particularité de ne pas être composé majoritairement d'interviews de groupe, mais aussi d'autres activistes. On retrouve donc un gros dossier sur les forums Internet consacrés au punk, avec une interview de Daffy Doc du RedForum, votre serviteur du forum Dynamite, et Romain du forum Néophyte, avec des questions tournées également vers les autres activités des protagonistes, permettant à ceux qui n'ont pas Internet d'y trouver quand même un quelconque intérêt. A ce titre, j'adore lire la prose de Romain, un ton faussement détaché et cynique qui me plait beaucoup, et surtout un gaillard bien plus intéressant et sympathique que le forum dont il a la charge (et que la musique qu'il fait ?). Le reste du zine est constitué des interviews de Bad Nasty et No Milk, le groupe dont personne ne sait qu'ils ont sorti un deuxième album il y a au moins deux ans ! Je me suis plongé avec plaisir dans le scene-report du festival Rude Boy Unity de Genève, et dans le petit entretien avec ses organisateurs. Depuis 3 ans que je vais à ce festival, j'en ai toujours ramené d'excellents souvenirs, qui sont souvent plus liés aux personnes rencontrées et à l'environnement qu'à la programmation elle-même. Le tout nous donne une fois de plus un très bon n°, riche, condensé et bien illustré, " de la belle ouvrage depuis 1985 ", dirait un publicitaire.
Adrenaline Records, BP 2176, 51081 Reims Cedex.


NUITS BELGES n°2 - 8p A5 - 1 timbre
Nuits Belges est la feuille d'info du groupe Colloque de Tanger, une formule qui ne se pratique plus beaucoup, ce que je trouve dommage, car c'est parfois plaisant lorsque bien réalisé, et c'est ici le cas, sans prétentions. Ainsi, au-delà des aspects promotionnels de la formule, on retrouve quelques chroniques et un scene-report particulièrement acerbe sur un concert où ils ont joué, et dont ils ont gardé une dent acérée (tout à fait justifiée) contre l'organisateur. L'ensemble est en plus bien illustrée. THIRIET Nicolas, 7 rue de la Vieille, 69001 Lyon.


POURVU XA DURE #5 - 22p A5 - 2 timbres pc - Dropkick Murphys, Parabellum, Jesse James.
De ce n°, je retiendrais l'interview de Parabellum, les deux autres n'apportent pas grand-chose, voire sont sans intérêt dans le cas de Jesse James et de leurs réponses lapidaires. Ensuite, les pages de chroniques sont systématiquement bienveillantes, les rédacteurs ont même adoré le dernier Dropkick, ils doivent bien être les seuls ! Bien qu'il s'agisse plutôt de pages de coups de cœur (beaucoup de gros groupes américains) que de réelles chroniques, ceci expliquant sûrement cela. Au final, un n° un peu décevant cette fois-ci, je préférais les précédents, et je ne doute pas que le prochain sera meilleur. Pourvu Xa Dure, 483 bis route de Frans, 69400 Villefranche s/ Saône.


PLUS RIEN n° 17-18 - 14p A5 - 1 timbre
Ce type est fou ! Le seul gars qui attaque une chronique par un historique de Charles et Diana ! Et qui vous fait un petit dessin pour illustrer ses chroniques ! Et qui se donne une page si besoin pour ce qu'il a dire dans une chronique sans être interrompu ! Ah, quelle plume ! Quel style pointu et bondissant (faites un effort d'imagination pour comprendre cet image !) ! Le type parle zines, musique (enfin, musique, beaucoup de crust-core suédois quand même !), littérature et cinéma avec la même verve. Et prend aussi la bonne initiative de nous pondre 3 petits textes, un sur les sans-papiers, un sur les patrons-voyoux (pléonasme) et la paix sociale, et un sur "notre vision tronquée des mouvements anti-autoritaires de la fin des années 60 et début 70", un point de vue tout à fait original et assez pertinent. Le seul faux-pas est lorsque P-A lâche le micro pour le prêter à Wolfbrigade, des gaillards plus impressionnants par leur musique que par leurs propos. Enfin, par chance, ça ne dure pas très longtemps, il reste quand même pas mal de lecture à se mettre sous la dent. Quand je lis un Plus Rien, j'imagine déjà la tristesse qui sera mienne le jour où il arrêtera ce petit chef-d'œuvre ! Kaliméro, BP 21, 59007 Lille Cedex.


QUALITY STREET n°1 - 1 feuille recto/verso - 1 timbre
Sous-titré "Les actus de la presse musicale de la rue", cette petite feuille n'est constituée que de chroniques zines français et étrangers, avec les reproductions de certaines couvertures. Ca peut paraître anecdotique, mais je trouve le résultat assez plaisant, à part les incursions dans la scène métal, que je ne vois pas vraiment dans ces fameuses "cultures de la rue" (ou alors dans la rue des coiffeurs et des magasins de guitare !). J'apprécie également la phrase de conclusion de cette feuille, même si je crains qu'elle ne soit que trop rarement suivie : "ce zine gratuit vous a plu ? Faites-en deux photocopies et déposez-les chez un disquaire !". Pas de contact courrier (très paradoxal pour un zine !) : sniffinglue@seteun.net


ROTTEN EGGS n° 9 - 28p A4 - prix libre - Usual Suspects, L'Oreille Cassée, Bolchoi, Laurent Pallanca, Bolchoi, Bakelite All Stars, HK Pegar, Sens Interdit, The Muckrackers.
Rotten Eggs consacre une partie de ce numéro aux vieux de la vieille, à savoir Laurent de l'Oreille Cassée, Laurent de la distro Juste Votre Argent m'intéresse et I Want you to Be Punk (y'avait pas des noms plus courts ?!), et Arno de No Government-Usual Suspects. Les 3 ont donc forcément pas mal de choses à dire, et rendent ce "dossier" très plaisant et particulièrement instructif. Quoique dans ce dossier, on pourrait également rajouter l'interview de The Muckrackers S.E., car Maz n'est pas un perdreau de l'année non plus ! Ce zine est également particulier de par ces chroniques, qui ont toujours une approche tout à fait particulière, très fluide. En plus, le principal rédacteur est assez prolifique dans ces écrits, ce zine mérite donc, comme Brandt, toute votre confiance.
(je viens de m'apercevoir que je devais chroniquer le n° 10 également (puisque je vous dis qu'il est prolifique !), mais je n'ai déja plus la place !)


SCHIZOPHRENIC #1 - 32P A5 - 2.5 € pc - Hey You, Gig a la Benne, The Age of Venus, Fat Society, Les Corons Puent.
Pour ce premier n° de ce zine réalisé par Florian (également webmaster du webzine Punkonline), c'est déjà une belle réussite. On y retrouve une très bonne interview de Olivier The Age of Venus Records sur ses activités et ses points de vue sur la scène HC actuelle. L'interview de David-Gig a la Benne est des plus plaisantes également de par la lucidité du gars, c'est à mon avis un des seuls apos qui raconte des choses intéressantes en interview ! D'ailleurs, il n'y a à mon avis pas beaucoup de skins (toutes tendances confondues) qui auraient le courage d'écrire ceci, qui va totalement à l'encontre du folklore soigneusement entretenu dans le genre (toutes tendances confondues) : "quant à la notion de working-class, ça fait bien longtemps que pour moi, elle appartient au passé. Peu de mes potes qui sont neuskis ont les mains dans le cambouis la semaine, et c'est tant mieux. Et où est le coté working-class quand tu nous vois nous pochtronner dans des pubs et y claquer en une soirée 50 euros ? Où est le coté working-class quand sur un coup de tête, tu te décides à bouger à l'étranger pour voir un concert ?". Le zine est bien sûr complété de nombreuses chroniques, bien écrites, visant aussi bien le punk que hardcore ou la oi. Et pourtant, vu que le rédacteur est plutôt adepte des messages d'une ligne sur les forums internet, je ne m'attendais pas à un tel résultat !
Au niveau de la forme, l'ensemble est bien illustré, et surtout bien rempli et condensé, ce qui est souvent assez rare pour un premier n°. Dommage que Florian se soit un peu embrouillé dans l'enchaînement des pages ("il y a eu une erreur dans l'enchaînement des flash-backs", souvenez-vous la compil "ils sont passés près de chez vous !") vers le milieu du zine, ça complique un peu la lecture !
En tout cas, ce nouveau fanzine m'a fait une très agréable impression, et je vous le recommande chaudement ! Florian Pennec, 10 Milin Avel, 29310 Querrien.


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