APATRIDE
n°3 - 36p A4 - 2€ pc - Ebola, Urban Blight, Dynamite.
Ce nouveau n° débute
plutôt mal avec une interview live d'Ebola, preuve
que les interviews alcoolisées à 3h du matin
de type alcoolisées, ça ne sert à
rien. A ce stade, on se dit que l'interview d'un rat et
d'un chien serait plus intéressant, et c'est justement
ce que nous propose Aurélie dans l'interview d'après
("Apatride n'est pas de ces fanzines soi-disant antispécistes
qui se permettent de parler au nom des animaux, Apatride
va plus loin et les interroge directement"). J'aurais
bien dit que cette interview était la plus intéressante
s'il n'y avait pas eu celle d'Urban Blight, dont les propos
sont toujours passionnants. La dernière étant
celle de Dynamite, je m'abstiendrais de tout commentaire.
On retrouve également un scene-report du festival
anti-raciste de Genève, Edition 2002. La rédaction
d'Apatride a toujours eu une année de retard dans
le scene-report de ce festival ! Au-delà de ses
points de vue sur les groupes, on y apprend avec grand
plaisir les à-côtés et les démêlés
de la rédactrice avec le secteur hospitalier suisse
! Le reste est constitué d'assez nombreuses chroniques
(+ 4 pages de bouche-trou sans intérêt),
dont un certain nombre de chroniques de oi apo, certainement
le seul fanzine de la mouvance anarcho à proposer
des chroniques du genre, ce dont je ne vois vraiment pas
l'intérêt. Par ailleurs, je comprends de
plus en plus mal la définition du sexisme et de
l'antisexisme de la rédactrice. Elle ne laisse
rien passer dans ses chroniques (à juste titre)
concernant les propos sexistes et phallocrates, mais utilise
elle-même le terme de "punk couillu" et
illustre le verso de son zine de la photo d'une très
aguichante demoiselle. J'imagine pourtant très
bien qu'elle aurait tapé fort de ses petits poings
si c'était un mec qui avait choisi cette photo
pour la couverture de son zine (et en augmenter ainsi
les ventes de façon significative, héhé).
A pas d'titre, BP 22, 31620 Bouloc.
AREDJE
n° 39 - 10p A5 -
Aredje, la feuille d'infos de René Binamé
et des Slugs s'était raréfiée ces
dernières années, et c'est donc avec grand
plaisir que j'ai reçu ce nouveau n° dans
ma boite aux lettres. Ce n° a de plus de fortes
vertus dépaysantes, car le journal azéguégué
de Marcor est cette fois-ci constitué d'un long
compte-rendu de la tournée de René Binamé
au Québec (avec force détails et suivi
palpitant des avatars podologues de l'auteur), et d'un
autre sur le festival anti-raciste 2003 à Genève.
La lecture en est des plus plaisantes. C'est également
dans ce n° que l'on apprend la sortie du DVD de
René Binamé, live enregistré au
Québec, à un prix pas cher du tout. Cette
feuille d'infos est également disponible sur
leur site : www.aredje.net - Olivier Maniet, 55 rue
des Ames, 7864 Deux-Acren, Belgique.
LES
CAVES SE REBIFFENT #8 - 80p A4 - 1.40 € DE PORT
- Filaments,
On File, Unfit to Life, Warrior Kids, Operation S, Kidnap,
Slaughter and the Dogs, Les Troubadours du Chaos
Les Caves sortent de moins en moins souvent, mais par
contre, le nombre de pages est de plus en plus important,
et ça devient un exploit pour un zine gratuit
! Le zine commence par 4 pages de news, instructives,
drôles, surprenantes, mais en tout cas pas banales.
Niveau interview, ça commence plutôt mal
avec Lourds 5, qui arrivent difficilement à parler
d'autre chose que d'alcool. Ou alors peut-être
est-ce voulu pour que le reste ne puisse aller qu'en
s'améliorant ? Puisque c'est effectivement le
cas avec les interviews de Filaments, les Troubadours
du Chaos, Warrior Kids, Kidnap, etc
Au sommaire
de ce n°, on retrouve également plusieurs
pages de patchwork photos, et bien sûr une trentaine
de pages de chroniques zique / zines / bouquins. Dans
ces chroniques, les rédacteurs s'amusent à
repérer à l'avance ce qui leur sera reproché
dans ce n°. Personnellement, je n'y trouve pas grand-chose
à redire (et pourtant, je suis assez doué
pour ça !), si ce n'est la traditionnelle interview
de groupe oi apo bien relou citée ci-dessus,
et qui est visiblement malheureusement un passage obligé
de chaque n°. Enfin, cette fois-ci, Skinkorps n'est
pas cité plusieurs fois dans les réponses
comme dans le n° précédent, c'est
déjà un progrès. D'ailleurs, je
remarque que si les rédacteurs ont la dent dure
sur certaines tendances reds (uniquement lorsque le
cas s'y prête, bien sûr, pas d'acharnement
gratuit chez les Caves), les apos bénéficient
eux par contre d'un traitement de faveur tout particulier
qui m'énerve assez. Et après, ils font
les outrés devant les propos de Skinflicks, comme
s'il étaient les seuls à penser comme
ça ! Mais après, il ne faudrait surtout
pas réduire le zine à cet aspect, car
le reste est très clair, loin d'être apo,
complet varié, avec des interview bien menées,
et de plus richement illustré, en bref un énorme
et excellent boulot.
DO IT YOURSELF, LCSR, BP 135, 87004 Limoges Cedex 1.
EARQUAKE
n°83 - 24p A5 - 3 timbres pc -
Avant même l'ouverture de ce n°, c'est le
slogan qui ouvre la couverture de ce n° qui m'a
interpellé : "ceci n'est pas un fanzine
punk". Je me doute bien que la phrase est basée
sur le célèbre "ceci n'est pas une
pipe". Ce qui voudrait donc dire que Earquake est
seulement une représentation de fanzine punk.
Or, de par sa qualité, sa longévité
et son intérêt constant. Earquake est justement
un modèle de fanzine punk, et non une quelconque
représentation, comme Punkrawk est une représentation
de magazine punk. Ceci étant dit, intéressons-nous
donc au contenu. L'interview de Trojan Horns m'est un
peu passée au-dessus, mais celle d'Ensign est
remarquable. L'autre moitié du zine est constituée
de chroniques, ce qui pourra rebuter certains, mais
moi j'y trouve mon bonheur, particulièrement
sur les petites remarques acerbes de Fred. J'ai bien
aimé "l'étiquette RASH aujourd'hui,
c'est une nouvelle façon de faire du copinage".
C'est vrai que le sommaire d'un zine red, on peut dans
la plupart des cas deviner à l'avance quels seront
les groupes et le photographe interviewé !
EARQUAKE n° 84 - 24 p A5
- 3 timbres pc -
Si la fréquence de sortie d'Earquake a largement
baissé (autant que celle de Dynamite dans la
même période, d'ailleurs), sa qualité
reste heureusement la même. On retrouve au sommaire
de celui-ci un très long entretien avec Stalag
sur la scène punk au début des années
80, une interview avec Roots n' boots (oi, Malaisie),
A Death for everysin (oi, Québec), et les habituelles
nombreuses chroniques. Sur ce n°, Fred entame le
zine avec un slogan à faire pâlir les P4
: "Only stupid bastards help Kronembourg".
A moi donc de faire mieux : "only stupid bastards
wear Fred Perry !" Oh oh, j'adore ! J'ai bien le
goût d'en faire des T-shirts ! Fred LECA, 55 rue
St-Jean, 88300 NEUFCHATEAU.
FORMIGA
RAJA - 4p A4 - Total Chaos, Toy Dolls, Pisango Guevos
Cette feuille d'info punk espagnole est relativement
atypique dans la forme, tout est un peu présenté
à l'avenant, mais le contenu est assez conséquent
: une page d'annonces et de contacts, ½ page
de liste de distrib, une page de chroniques, et une
page d'interviews, ces dernières ayant la particularité
d'être très courtes (5 questions maximum)
et illustrées curieusement (une photo du chanteur
de Néophyte pour illustrer une interview de Total
Chaos !). Autre particularité, sur les nombreux
contacts de zines, les 2/3 sont des zines français,
étonnant pour un zine espagnol ! Cette feuille
est semble-t-il plutôt bien diffusée, ce
qui est important pour ce genre de support. Formiga
Roja, AC 33, Esparreguerra (BCN), Espagne - sergipm2002@mixmail.com
LEAN
ON ME n°4.33 - 4p A4 - 1 timbre.
Quand se montera l'Internationale du Peuple contre l'Informatique,
j'en connais déjà les deux premiers membres
actifs, à savoir Human Disaster et Lean On Me,
qui vient également de perdre le résultat
de son travail dans les arcanes de l'informatique. L'auteur
nous propose ici une des interviews qui étaient
prévues dans le n° 5 (les interviews ayant
pu être sauvées), accompagnées de
chroniques qu'il réécrit au fur et à
mesure. C'est donc Yann Boislève qui a l'honneur
d'occuper la moitié de ce zine en kit. J'aime
bien ses propos (et surtout ses multiples activités),
mais je suis quand même plutôt d'accord
avec l'avis de Greg sur l'argent qui doit quand même
tourner un minimum dans la scène. Les chroniques
axées punk, oi, ska complètent le tout
et donnent une bonne petite lecture, bien condensée,
pour occuper un bon moment. Lean On Me, BP 91, 79100
Thouars Cedex.
LET'S
GO #1 - 20p A4 - 1,5 € pc - Hors-Contrôle,
Cri d'Alerte, Skarface, Rudeboi, etc
Même si le premier n° de ce zine ne se distingue
pas particulièrement par son contenu, il a le
charme des premiers travaux bien appliqués, comme
le premier de la classe qui rédige son devoir
de français, toutes les parties y sont, on saute
des lignes, on souligne les titres en rouge et on respecte
la marge de gauche. Et ici, effectivement, toutes les
rubriques y sont, avec interviews, chroniques avec reproduction
de pochettes, historique avec discographie, scene-report,
sommaire, petit dessin, tout y est. Mais loin de moi
l'idée de dévaloriser ce zine que je trouve
très plaisant. D'ailleurs, j'ai noté un
effort certain dans la réalisation des interviews,
celles de Hors-Contrôle et Rude Boi sont les plus
plaisantes à lire. Let's Go, 6 rue A. Vernes,
78120 RAMBOUILLET.
L'HEURE-TARD
n° 41 - 36p A5 - 2 timbres
Lire l'Heure-Tard, c'est une sorte de dépaysement
à toutes les pages. On y retrouve beaucoup de
poésie, mais aussi au fil des pages un article
sur Navigators de Ken Loach, des articles politiques
(dont un texte sur l'anarchie écrit en 1913 par
un auteur ougandais) et des chroniques musicales avec
moins de punk que d'habitude, mais un peu quand même,
même si là n'est pas le propos. En effet,
ce n'est surtout pas car j' retrouve de temps en temps
un nom de groupe qui sonne agréablement à
mes oreilles que j'apprécie l'Heure-Tard, mais
plutôt car je me retrouve en observateur curieux,
délaissant souvent les pages de poésie
pour mieux m'attarder sur les écrits personnels
de l'auteur, notamment pour ce n°-ci celui sur la
notion de temps et capitalisme, qui nécessite
justement que l'on prenne le temps de s'y attarder (sur
le texte, pas sur le capitalisme !). Si les choses un
peu atypiques vous intéressent : Didier Trumeau,
Chemin de Grandchamps, 18100 Vierzon.
MEANTIME
n° 9 - 1.50 € - 28p A4 - 1.50 € - Stingers
ATX, Do The Dog, Happy Hate Me Nots
Chaque nouveau n° de Meantime est l'occasion d'un
bon et long moment de lecture. Ce n° commence par
un long édito au pas de charge, Maz pousse de
la voix contre un certain nombre de points qui le gonflent
dans la scène actuelle, et nous fait part avec
verve de son mécontentement. On pourrait d'ailleurs
croire qu'il n'est toujours pas calmé quand il
écrit ses scene-reports, car il y pas mal de
coups de coudes qui partent en douce dans les côtes
des uns et des autres, un vrai festival ! Ca se calme
un peu par la suite dans les différents historiques
et interviews, ainsi que les nombreuses chroniques variées
et complètes qui terminent ce zine fort recommandable.
La présence de l'auteur en interview dans ces
pages me dispensera de faire plus long.
NO
GOVERNMENT N° 48 - 26p A4 - 3 € pc - Dossiers
forums internet, No Milk, Fat Wreck Europe, Bad Nasty.
Le sommaire de ce n° a la flatteuse particularité
de ne pas être composé majoritairement
d'interviews de groupe, mais aussi d'autres activistes.
On retrouve donc un gros dossier sur les forums Internet
consacrés au punk, avec une interview de Daffy
Doc du RedForum, votre serviteur du forum Dynamite,
et Romain du forum Néophyte, avec des questions
tournées également vers les autres activités
des protagonistes, permettant à ceux qui n'ont
pas Internet d'y trouver quand même un quelconque
intérêt. A ce titre, j'adore lire la prose
de Romain, un ton faussement détaché et
cynique qui me plait beaucoup, et surtout un gaillard
bien plus intéressant et sympathique que le forum
dont il a la charge (et que la musique qu'il fait ?).
Le reste du zine est constitué des interviews
de Bad Nasty et No Milk, le groupe dont personne ne
sait qu'ils ont sorti un deuxième album il y
a au moins deux ans ! Je me suis plongé avec
plaisir dans le scene-report du festival Rude Boy Unity
de Genève, et dans le petit entretien avec ses
organisateurs. Depuis 3 ans que je vais à ce
festival, j'en ai toujours ramené d'excellents
souvenirs, qui sont souvent plus liés aux personnes
rencontrées et à l'environnement qu'à
la programmation elle-même. Le tout nous donne
une fois de plus un très bon n°, riche, condensé
et bien illustré, " de la belle ouvrage
depuis 1985 ", dirait un publicitaire.
Adrenaline Records, BP 2176, 51081 Reims Cedex.
NUITS
BELGES n°2 - 8p A5 - 1 timbre
Nuits Belges est la feuille d'info du groupe Colloque
de Tanger, une formule qui ne se pratique plus beaucoup,
ce que je trouve dommage, car c'est parfois plaisant
lorsque bien réalisé, et c'est ici le
cas, sans prétentions. Ainsi, au-delà
des aspects promotionnels de la formule, on retrouve
quelques chroniques et un scene-report particulièrement
acerbe sur un concert où ils ont joué,
et dont ils ont gardé une dent acérée
(tout à fait justifiée) contre l'organisateur.
L'ensemble est en plus bien illustrée. THIRIET
Nicolas, 7 rue de la Vieille, 69001 Lyon.
POURVU
XA DURE #5 - 22p A5 - 2 timbres pc -
Dropkick Murphys, Parabellum, Jesse James.
De ce n°, je retiendrais l'interview de Parabellum,
les deux autres n'apportent pas grand-chose, voire sont
sans intérêt dans le cas de Jesse James
et de leurs réponses lapidaires. Ensuite, les
pages de chroniques sont systématiquement bienveillantes,
les rédacteurs ont même adoré le
dernier Dropkick, ils doivent bien être les seuls
! Bien qu'il s'agisse plutôt de pages de coups
de cur (beaucoup de gros groupes américains)
que de réelles chroniques, ceci expliquant sûrement
cela. Au final, un n° un peu décevant cette
fois-ci, je préférais les précédents,
et je ne doute pas que le prochain sera meilleur. Pourvu
Xa Dure, 483 bis route de Frans, 69400 Villefranche
s/ Saône.
PLUS
RIEN n° 17-18 - 14p A5 - 1 timbre
Ce type est fou ! Le seul gars qui attaque une chronique
par un historique de Charles et Diana ! Et qui vous
fait un petit dessin pour illustrer ses chroniques !
Et qui se donne une page si besoin pour ce qu'il a dire
dans une chronique sans être interrompu ! Ah,
quelle plume ! Quel style pointu et bondissant (faites
un effort d'imagination pour comprendre cet image !)
! Le type parle zines, musique (enfin, musique, beaucoup
de crust-core suédois quand même !), littérature
et cinéma avec la même verve. Et prend
aussi la bonne initiative de nous pondre 3 petits textes,
un sur les sans-papiers, un sur les patrons-voyoux (pléonasme)
et la paix sociale, et un sur "notre vision tronquée
des mouvements anti-autoritaires de la fin des années
60 et début 70", un point de vue tout à
fait original et assez pertinent. Le seul faux-pas est
lorsque P-A lâche le micro pour le prêter
à Wolfbrigade, des gaillards plus impressionnants
par leur musique que par leurs propos. Enfin, par chance,
ça ne dure pas très longtemps, il reste
quand même pas mal de lecture à se mettre
sous la dent. Quand je lis un Plus Rien, j'imagine déjà
la tristesse qui sera mienne le jour où il arrêtera
ce petit chef-d'uvre ! Kaliméro, BP 21,
59007 Lille Cedex.
QUALITY
STREET n°1 - 1 feuille recto/verso - 1 timbre
Sous-titré "Les actus de la presse musicale
de la rue", cette petite feuille n'est constituée
que de chroniques zines français et étrangers,
avec les reproductions de certaines couvertures. Ca
peut paraître anecdotique, mais je trouve le résultat
assez plaisant, à part les incursions dans la
scène métal, que je ne vois pas vraiment
dans ces fameuses "cultures de la rue" (ou
alors dans la rue des coiffeurs et des magasins de guitare
!). J'apprécie également la phrase de
conclusion de cette feuille, même si je crains
qu'elle ne soit que trop rarement suivie : "ce
zine gratuit vous a plu ? Faites-en deux photocopies
et déposez-les chez un disquaire !". Pas
de contact courrier (très paradoxal pour un zine
!) : sniffinglue@seteun.net
ROTTEN
EGGS n° 9 - 28p A4 - prix libre - Usual
Suspects, L'Oreille Cassée, Bolchoi, Laurent
Pallanca, Bolchoi, Bakelite All Stars, HK Pegar, Sens
Interdit, The Muckrackers.
Rotten Eggs consacre une partie de ce numéro
aux vieux de la vieille, à savoir Laurent de
l'Oreille Cassée, Laurent de la distro Juste
Votre Argent m'intéresse et I Want you to Be
Punk (y'avait pas des noms plus courts ?!), et Arno
de No Government-Usual Suspects. Les 3 ont donc forcément
pas mal de choses à dire, et rendent ce "dossier"
très plaisant et particulièrement instructif.
Quoique dans ce dossier, on pourrait également
rajouter l'interview de The Muckrackers S.E., car Maz
n'est pas un perdreau de l'année non plus ! Ce
zine est également particulier de par ces chroniques,
qui ont toujours une approche tout à fait particulière,
très fluide. En plus, le principal rédacteur
est assez prolifique dans ces écrits, ce zine
mérite donc, comme Brandt, toute votre confiance.
(je viens de m'apercevoir que je devais chroniquer le
n° 10 également (puisque je vous dis qu'il
est prolifique !), mais je n'ai déja plus la
place !)
SCHIZOPHRENIC
#1 - 32P A5 - 2.5 € pc - Hey
You, Gig a la Benne, The Age of Venus, Fat Society,
Les Corons Puent.
Pour ce premier n° de ce zine réalisé
par Florian (également webmaster du webzine Punkonline),
c'est déjà
une belle réussite. On y retrouve une très
bonne interview de Olivier The Age of Venus Records
sur ses activités et ses points de vue sur la
scène HC actuelle. L'interview de David-Gig a
la Benne est des plus plaisantes également de
par la lucidité du gars, c'est à mon avis
un des seuls apos qui raconte des choses intéressantes
en interview ! D'ailleurs, il n'y a à mon avis
pas beaucoup de skins (toutes tendances confondues)
qui auraient le courage d'écrire ceci, qui va
totalement à l'encontre du folklore soigneusement
entretenu dans le genre (toutes tendances confondues)
: "quant à la notion de working-class, ça
fait bien longtemps que pour moi, elle appartient au
passé. Peu de mes potes qui sont neuskis ont
les mains dans le cambouis la semaine, et c'est tant
mieux. Et où est le coté working-class
quand tu nous vois nous pochtronner dans des pubs et
y claquer en une soirée 50 euros ? Où
est le coté working-class quand sur un coup de
tête, tu te décides à bouger à
l'étranger pour voir un concert ?". Le zine
est bien sûr complété de nombreuses
chroniques, bien écrites, visant aussi bien le
punk que hardcore ou la oi. Et pourtant, vu que le rédacteur
est plutôt adepte des messages d'une ligne sur
les forums internet, je ne m'attendais pas à
un tel résultat !
Au niveau de la forme, l'ensemble est bien illustré,
et surtout bien rempli et condensé, ce qui est
souvent assez rare pour un premier n°. Dommage que
Florian se soit un peu embrouillé dans l'enchaînement
des pages ("il y a eu une erreur dans l'enchaînement
des flash-backs", souvenez-vous la compil "ils
sont passés près de chez vous !")
vers le milieu du zine, ça complique un peu la
lecture !
En tout cas, ce nouveau fanzine m'a fait une très
agréable impression, et je vous le recommande
chaudement ! Florian Pennec, 10 Milin Avel, 29310 Querrien.
| Et
maintenant, que vais-je lire ? |
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